Les traitements de semences à base de néonicotinoïdes rapportent un milliard d'euros à l'économie française, révèle une nouvelle étude

actualités 14 | 01 | 2013

Les traitements de semences à base de néonicotinoïdes rapportent un milliard d’euros à l’économie française, révèle une nouvelle étude

« Les pertes économiques et environnementales qu’occasionnerait, en Europe, une interdiction générale des traitements de semences, n’ont jamais été réellement calculées. La publication d’un tel document devient aujourd’hui incontournable », constatait A&E dans son éditorial de décembre 2012. Aujourd’hui, c’est chose faite, grâce à une étude commanditée par le syndicat européen des agriculteurs (le Copa-Cogeca), l’association européenne des semences (ESA) et l’association européenne de protection des cultures (ECPA).

Rendu publique ce lundi 14 janvier à Bruxelles, l’étude suggère que « l’abandon de la technologie du traitement des semences aux néonicotinoïdes réduirait les rendements de récoltes comme le maïs, le colza, le blé d’hiver, l’orge et la betterave à sucre, de 20 à 40% », occasionnant ainsi sur 5 ans un surcoût pour l’agriculture et l’économie européenne globale pouvant aller « jusqu’à 17 milliards d’euros et menaçant 50.000 emplois ».

Pour la France, « la valeur annuelle provenant des traitements de semences avec les néonicotinoïdes dépasse le milliard d’euros », notent les auteurs. « Sans les néonicotinoïdes, les principaux producteurs de semences de maïs français verraient une baisse de compétitivité estimée à 18% dans les activités de multiplication », poursuivent-ils.

Réalisée par le Forum Humboldt pour l’Alimentation et l’Agriculture, sous la direction de Steffen Noleppa (Agripol), cette étude a reçu le soutien financier de Bayer CropScience et de Syngenta, qui entendent ainsi faire connaître la position de l’industrie face aux attaques répétées que subit la technologie des traitements de semences. Bien entendu, il aurait été préférable qu’un tel travail d’évaluation socio-économique ait été réalisé par l’Inra. Ce qui n’a malheureusement pas été le cas, l’institut national étant davantage mobilisé par la promotion de l’agroécologie, un concept devenu très en vogue grâce à Stéphane Le Foll, que par la viabilité économique de l’agriculture française.

économie agronomie

Articles analogues