Générations futures et le biobusiness : La fabrique de la peur en trois actes

ACTE I : Générations Futures partenaire du biobusiness

Dés 2006 Générations Futures et son patron François Veillerette démarche les entreprises du secteur bio déclarant : «  Soutenir notre travail d’information sur les dangers des pesticides et sur l’importance de manger bio, c’est permettre de développer le secteur de la bio. »

Et ça marche ! L’association est fortement subventionné aujourd’hui par les entreprises toutes membres du Synabio, le syndicat du biobusiness comme Biocoop, Ekibio, Léanature, Botanic, Bjorg Bonneterre. Mieux encore ! Maria Pelletier membre du conseil d’administration du Synabio est devenue la présidente de Générations Futures.

ACTE II : La fabrique de la peur à plein régime

Fort du soutien du biobusiness Générations Futures mène des campagnes anxiogènes sur les pesticides. Elle sort très régulièrement des rapports affolants sur la présence de résidus de pesticides dans les aliments. En omettant soigneusement de dire qu’il s’agit de quantité infinitésimale sans aucun danger pour la santé. Elle organise comme chaque année «  La semaine sans pesticide » afin d’entretenir un bruit de fond contre les produits phytosanitaires.

Et ça marche ! En 2016 à force de matraquages alarmistes sur l’alimentation 79% des français jugent probable que les aliments nuisent à leur santé.

À lire aussi : La concentration du biobusiness se poursuit

ACTE III : Consommer bio

Une fois les consommateurs bien alarmés par la propagande de Générations Futures l’association les rassure et donne sa solution : consommer bio. En omettant soigneusement de dire que l’agriculture bio utilise elle aussi des pesticides.

Et ça marche ! 69% des français consomme des produits bio pensant qu’ils sont meilleurs pour la santé. Le marché du bio est pleine croissance affichant un chiffre d’affaire de plus de 8 milliards d’euros en 2017 avec une progression de 300% en dix ans.

À voir aussi : baliverne #8 : les associations écologistes n’ont pas de liens d’intérêts avec les entreprises.

EPILOGUE :

Générations Futures et les entreprises du biobusiness se congratulent mutuellement. Biocoop félicitant son partenaire Générations Futures de ses campagnes anti-pesticide et Générations Futures célébrant le boom du bio. Tout ça sur le dos des consommateurs qui payent des produits plus chers et qui ne sont pas meilleurs pour la santé. Et aussi sur le dos des agriculteurs stigmatisés comme étant des empoisonneurs alors que l’on a jamais eu en France une production d’aussi bonne qualité.

Derniers articles

Pesticides : encore un rapport biaisé

Un rapport publié par trois ONG tente de convaincre que le coût économique des pesticides serait, pour les consommateurs, de loin supérieur aux bénéfices....

Planet-score : un étiquetage conçu par et pour le bio

Afin de préserver la belle image de ses produits, le lobby du bio lance un nouvel étiquetage baptisé Planet-score. Retour sur sa genèse Le ralentissement...

Les NBT vont-elles rendre la transgénèse obsolète ?

Souvent présentées comme une alternative à la transgénèse, les NBT n’ont pourtant pas vocation à les remplacer. Entretien avec Agnès Ricroch et Marcel Kuntz,...

Le cadre juridique est le principal obstacle au développement des NBT, selon Claude Tabel

À l’occasion des journées de l’UFS (Union française des semenciers), son président Claude Tabel a fait le point pour A&E sur la question des...

« Don’t Look Up » : la technologie, seul espoir

Depuis sa sortie, le 24 décembre, le film d’Adam McKay Don’t Look Up fait un tabac sur Netflix, notamment auprès des écologistes. Il propose une satire...

Dans la même rubrique

Le mariage du bio-business avec le business du New Age

Les théories ésotériques sont-elles inscrites dans l’ADN du mouvement de l’agriculture biologique ? La réponse est incontestablement affirmative En écho aux thèses loufoques sur les « forces cosmiques »...
Quitter la version mobile