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Glyphosate l’impossible débat / Gil Rivière-Weksein

Commercialisé depuis 1975 par Monsanto sous la marque Roundup, le glyphosate est aujourd’hui au cœur d’une bataille politique internationale, où la France a pris parti pour son interdiction. Désormais, cet herbicide maudit symbolise la fracture entre le monde agricole, qui estime ne pas pouvoir se passer de son usage, et le reste de la société, persuadé de sa toxicité. Peut-on encore s’interroger sur le bien-fondé de son interdiction ?

À l’heure où l’antienne « sortir du glyphosate » est chantée de toutes parts, le débat lui-même semble devenu impossible. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi le glyphosate a-t-il été «présumé coupable» dès les premières accusations portées, alors que sa toxicité continue d’être réfutée par la quasi-totalité des agences sanitaires du monde et que son innocuité reste acquise pour de très nombreux agriculteurs ?

Cette enquête sans compromis, menée par Gil Rivière-Wekstein depuis mars 2015, nous introduit dans un univers où tous les coups sont permis, quand les dollars se chiffrent par milliards. Mettant à nu les rouages de la fabrique de l’information, l’auteur révèle les véritables enjeux de l’affaire du glyphosate, qui marquera certainement la plus grande manipulation de l’opinion publique de ce début du XXième siècle…

Un livre qui se dévore comme un thriller.

Préface : Dr Jean-Daniel Flaysakier
Site internet : glyphosate-impossible-debat.com
Editeur : Le Publieur

Avant-propos à la nouvelle édition 

Un an après la publication de notre ouvrage, une réédition mise à jour s’imposait, tant cette année écoulée fut riche en rebondissements dans cette histoire sans fin. 

D’une part, en effet, outre-Atlantique, face à la perspective d’interminables procès auxquels elle risquait d’être confrontée, la firme allemande Bayer a fini par céder à la pression d’une petite dizaine de cabinets d’avocats américains. La stratégie d’intimidation de ces derniers – brandir la menace de dizaines de milliers de plaintes – a donc été payante, puisque le géant de la chimie a posé sur la table une somme de 10 milliards de dollars pour mettre un terme aux litiges en cours. Certes, le propriétaire tout récent de cet herbicide a clairement indiqué que son souci d’obtenir un accord ne constituait en aucune façon un aveu de sa part d’une quelconque culpabilité, mais répondait à une volonté résolue de tourner la page. Une transaction qui ne remet d’ailleurs pas en cause l’homologation du glyphosate aux États-Unis. L’hypothèse émise par l’auteur de ces lignes, selon laquelle le véritable enjeu du glyphosate est d’ordre financier, est donc désormais vérifiée : il s’agit bien d’une affaire d’intox, de mensonges, mais aussi et surtout de « billets verts ». 

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