actualités 28 | 04 | 2006

Les propos de Dominique Belpomme contestés par un éminent professeur.

« Il faut éviter les déclaration incantatoires sur la “société cancérigène“ et réfléchir davantage à notre mode de vie », explique le Professeur Jean-Pierre Camilleri, directeur honoraire de la section médicale de l’Institut Curie, dans une tribune publiée le 27 avril dans Le Monde.

Voici quelques extraits de l’article : « Le 7 mai 2004 à l’Unesco se tenait le colloque « Cancer, environnement et société » organisé par l’Artac (Association française pour la recherche thérapeutique anticancéreuse), fondée au cours des années 1980 par le professeur Dominique Belpomme. L’idée de réunir des scientifiques et le monde associatif sur ce thème était louable dans un monde où la conscience citoyenne tend à se développer. De cette réunion est sorti ce que l’on a dénommé, probablement pour lui donner une solennité particulière, l’Appel de Paris. On y découvre que « la situation sanitaire se dégrade partout dans le monde » et que cette dégradation concerne « aussi bien les pays pauvres que les pays riches ». Mais de qui se moque-t-on ? Dans un pays industriellement développé comme la France, au cours des vingt dernières années, la population a gagné chaque année trois mois d’espérance de vie supplémentaire. Certes, vieillir, c’est aussi avoir plus de probabilités de faire un cancer, opportunité que les peuples d’Afrique, décimés par le sida et les guerres, ont peu de chances de connaître. La déclaration finale de l’Appel de Paris affirme que le développement de nombreuses maladies actuelles est « consécutif à la dégradation de l’environnement », que la pollution chimique constitue une menace grave pour la « survie de l’homme ». Mais où sont les preuves scientifiques de telles affirmations ? Procéder par paradigme sans se soumettre à l’épreuve des faits relève de l’idéologie. »

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