actualités 11 | 09 | 2008

LMR : François Veillerette a tout faux, indique la porte-parole du Commissaire européen chargé de la santé.

Dans son communiqué du 8 septembre 2008, le militant anti-pesticides François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), affirme que « la Commission européenne n’a pas respecté ses propres valeurs scientifiques guides de toxicité pour arrêter ces LMR ».

« Faux », rétorque Nina Papadoulaki, porte-parole du Commissaire chargé de la santé, Androulla Vassiliou. « Les données utilisées par le MDRGF [dans son communiqué de presse] sont dépassées. Elles proviennent du rapport de l’Efsa de mars 2007, issues d’une première simulation mathématique. Elles ont été établies sur la base de scénarios du “pire cas”, c’est-à-dire basés sur des maximums de niveaux de résidus potentiels combinés à une consommation extrême, auxquels on a appliqué un “facteur de variabilité”. Depuis, l’Efsa a reçu des données beaucoup plus précises tant sur les régimes des consommateurs que sur la toxicité des pesticides, les taux de résidus dans les cultures, la distribution des pesticides entre les portions comestible et non-comestible ou la variabilité des résidus. L’ensemble de ces données complémentaires a permis de réaliser une analyse de risque plus précise que la précédente. Elle a servi de base au travaux de l’Efsa pour permettre à la Commission de proposer l’harmonisation des LMR. Celle-ci ne pose bien entendu aucun danger pour le consommateur », a indiqué la porte-parole à A&E.

En outre, la Commission précise qu’aucune des nouvelles LMR – y compris les temporaires – ne dépasse les seuils déjà en vigueur en Europe : «  Ces LMR sont toutes basées sur des homologations existantes. C’est-à-dire qu’il n’y a pas d’augmentation du risque d’exposition pour le consommateur. »

Générations Futures/MDRGF écologie politique

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