L'étrange fondation de la famille Calame

écologie politique 28 | 12 | 2006

L’étrange fondation de la famille Calame

En dépit de sa discrétion, la Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l’homme (FPH) est devenue ces dernières années un acteur important dans les débats sur l’agriculture. Si la FPH - une fondation de droit suisse mais dont le bureau exécutif se trouve à Paris - finance généreusement une pléiade d’associations contestataires anti-OGM ou altermondialistes, elle entretient aussi des liens étroits avec de nombreux acteurs issus de l’administration française ou de la fonction publique.

Récemment apparue dans le paysage mondial de la philanthropie, la Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l’homme (FPH) gère la fortune que lui a léguée à sa mort, en 1971, le chimiste français Charles-Léopold Mayer. Ce dernier n’ayant pas de descendance, c’est sa secrétaire Madeleine Calame qui en a assuré la gestion au moment de la création de la fondation, en 1982. Depuis, toute la famille Calame est impliquée : Pierre Calame, le fils de Madeleine, en a pris les rênes en 1986, épaulé par sa femme Paulette et par leurs deux fils Vincent etMatthieu. Autour du « noyau Calame » gravitent une vingtaine de salariés, tous dévoués aux causes de la fondation.
Placé en Bourse et dans l’immobilier, le capital de la Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l’homme s’élève à quelque 225 millions d’euros. Le très chic Domaine de Villarceaux, dont la famille Calame est propriétaire, constitue son joyau. Il comprend un château, un golf et une exploitation agricole de plus de 400 hectares (la ferme de la Bergerie), convertie en bio en 1997 et gérée par Matthieu Calame. Grâce aux revenus de ses placements financiers, la FPH peut afficher un budget bisannuel de 17 millions d’euros, dont environ la moitié est consacrée au financement d’associations et de projets en France et ailleurs. Jusqu’en 1989, les aides accordéespar la fondation étaient essentiellement destinées à des projets ponctuels. Depuis, la FPH a décidé de privilégier« la construction de réseaux internationaux à dominante thématique ». Ceci a permis la création d’une série de nouvelles associations militantes, comme Inf’OGM(1) ou la Fondation Sciences citoyennes.

En finir avec l’agriculture productiviste
Depuis de nombreuses années, Pierre Calame s’intéresse aux enjeux stratégiques de l’agriculture. Hostile à la Politique agricole commune telle qu’elle est pratiquée depuis les années soixante, il lui préfère une autre approche. « La politique agricole doit être remplacée par une politique des campagnes, de l’aménagement du territoire et de l’alimentation. [...] L’Europe, c’est une histoire, un patrimoine, des paysages, des écosystèmes, destraditions, des produits, des arts culinaires. C’est unecertaine manière de construire les relations entre l’homme et la nature », affirme le patron de la FPH. Si ce discours semble assez modéré, Pierre Calame n’a en revanche pas de mots assez durs pour fustiger l’« agricultureproductiviste [qui] nie et détruit tout cela ». Les OGM sont l’un des symboles de cette agriculture qu’il abhorre. Raison pour laquelle il dénonce « le délire eugéniste de nos docteurs Folamour des biotechnologies ».

Son opposition à la politique productiviste ne concerne pas seulement l’agriculture. De manière plus générale, Pierre Calame remet en cause l’héritage gaulliste de l’après-guerre, qui a permis à la France de devenir une puissance industrielle et agricole. Son fils Matthieu,
qui regrette que « l’après-guerre gaulliste [ait] ouvert la voie à une politique de recherche volontariste », est plus explicite : « Alors que Pétain pensait que la puissance d’une nation reposait sur sa force morale, de Gaulle et les communistes étaient persuadés que l’industrie fait la puissance d’une nation ». A choisir, Matthieu préfère visiblement la force morale de Pétain à la puissance industrielle souhaitée par de Gaulle ! Un brin nostalgique, il rappelle que « la Troisième République, elle, avait fait le pari que son soutien le plus sûr, c’était les petits paysans propriétaires, et que pour assurer la stabilité et la force de la nation, il fallait maintenir et protéger les petits paysans ». Paradoxalement, cette défense des « petits paysans » contre une agriculture moderne et mécanisée, typique de la droite conservatrice des années trente, permet à la FPH d’exercer une influence importante au sein des mouvements altermondialistes. L’artisan de cette étrange réussite s’appelle Pierre Vuarin. Proche collaborateur de Pierre Calame, c’est lui qui fixe les grandes orientations des questions agricoles au sein de la FPH.

Les réseaux contestataires de Vuarin

Infatigable militant du Larzac dans les années soixante-dix et membre de la Gauche ouvrière et paysanne, Pierre Vuarin est responsable depuis 1990 du programme « Agricultures paysannes, sociétés et mondialisation » (APM) de la FPH. Conformément à la philosophie de Pierre Calame, le programme APM vise à instaurer une agriculture familiale et paysanne, en « arrêtant le développement d’agricultures productivistes, consommatrices d’énergie, polluantes, productrices d’aliments standardisés et souvent budgétivores des subventions publiques ».

La stratégie de Pierre Vuarin consiste à favoriser l’émergence de réseaux d’associations situés à gauche de l’échiquier politique, qui partagent son discours anti-productiviste. Dès 1993, la FPH s’engage directement auprès des associations qui participent aux manifestations du Larzac, en apportant son soutien financier à ce grand meeting. Cette « rencontre mondiale des réseaux qui se structuraient progressivement au niveau régional » intéresse d’autant plus Pierre Vuarin qu’elle constitue l’occasion de mettre en place une collaboration plus dense à un niveau international. Reprenant les thèmes très en vogue « d’agriculture durable, de sécurité alimentaire, de réformes agraires, de biodiversité et des OGM, de la place des organisations paysannes et des pouvoirs locaux », Pierre Vuarin souhaite surtout assurer « la formation de leaders sociaux ». La FPH finance donc de nombreuses associations de paysans ou d’ONG en Afrique, en Asie, en Amérique latine, tissant ainsi un véritable réseau d’alliés stratégiques.

Les amis de Pierre Calame

Parallèlement au soutien qu’elle apporte aux associations militantes anti-OGM et altermondialistes, la FPH est curieusement engagée dans un travail d’influence beaucoup plus institutionnel. Celui-ci implique des acteurs presque tous issus de l’administration française ou de la fonction publique. Il est vrai que contrairement à Pierre Vuarin, Pierre Calame n’est pas vraiment un ancien militant du Larzac ! Polytechnicien de formation et ancien secrétaire général de Sacilor, il a été au service de l’Etat avant de diriger la FPH. Ses positions sont d’ailleurs souvent éloignées des slogans proférés dans les rues de Seattle en 1999. Pierre Calame se fait volontiers l’avocat de l’OMC, n’hésitant pas à crier « Vive l’OMC dans son principe ! » et à traiter de « romantisme de pacotille » le fait de se réjouir de l’échec de l’OMC à Cancun. Il estime même que « l’intuition fondatrice de Davos était bonne », tout en lui reprochant d’avoir confondu « mondialisation (le fait irréversible de nos interdépendances) et globalisation économique ». Bref, le patron de la FPH ne rejette pas la mondialisation, mais la « globalisation économique sans frein », l’« intégrisme des marchés » et surtout l’« innovation technologique sans contrôle ».

Une gouvernance technocratique

Bien moins radical que celui de José Bové, le discours de Pierre Calame est partagé par tout un courant de l’administration française proche de la pensée du fédéraliste Jean Monnet. Au sein de ce courant, certains souhaitent instaurer une « gouvernance mondiale » qui réponde à des critères - a priori très nobles - « éthiques, solidaires et écologiques ». Cependant, estime Pierre Calame, cette « gouvernance » ne peut être assurée par les Etats. Rejetant clairement ce qu’il appelle la « fiction » de l’Etat-nation souverain, il précise que « l’architecture de la gouvernance mondiale ne peut se concevoir sans une refondation des Etats nationaux eux-mêmes, sans une redéfinition de leur rôle [et] de leurs modalités de fonctionnement ». Pour repréciser ces fonctions, le patron de la FPH s’inspire de la construction européenne, qu’il considère comme un véritable modèle. Le 5 mars 1996, il organise ainsi une rencontre avec six acteurs majeurs des débuts de la construction européenne, dont Georges Berthoin, ancien secrétaire de Jean Monnet, Stéphane Hessel, ancien ambassadeur à l’Onu et Jean Ripert, ancien numéro deux de l’Onu et autre collaborateur de Monnet. Ces pionniers expliquent comment ils ont bâti l’Europe : « C’est de façon parfaitement consciente que l’on a créé des instances “technocratiques”, faites de gens sans mandat politique et parlant au nom de l’Europe ». Pour eux, le principal problème des Etats réside dans le poids du jeu démocratique. Les élus étant trop sensibles aux aléas des élections et à une opinion publique volatile, il est indispensable de libérer le processus politique du fardeau parlementaire. Ceci a l’avantage de favoriser le travail d’influence directe des Commissions : « Le coup de génie des créateurs de l’Europe a été d’investir la Commission européenne du monopole de proposition. C’est par rapport à ces propositions que les représentations nationales doivent se prononcer ». « Sans cette Europe technocratique, il n’y aurait pas eu d’Europe du tout », résume Pierre Calame. Contrairement à son « allié » José Bové, il s’est clairement prononcé en faveur de l’Europe de Maastricht, de l’euro et du Traité constitutionnel.

L’influence institutionnelle

Pierre Calame est donc plus à l’aise dans le lobbying institutionnel que dans les grandes manifestations populaires. Dans un premier temps, il s’est appuyé sur des « groupes de réflexion », composés d’un curieux mélange de responsables de la FPH et de fonctionnaires de l’administration française. Ainsi, dès 1989, il demande à Henri Rouillé d’Orfeuil de constituer un comité ayant pour but d’émettre des propositions en faveur de l’agriculture paysanne. Comme Pierre Calame, Henri Rouillé d’Orfeuil possède un parcours professionnel bien plus institutionnel que celui de Pierre Vuarin. Il a travaillé une quinzaine d’années à la Coopération au sein du ministère des Affaires étrangères (MAE). Il est également passé par la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar), par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et par la Banque mondiale. Ce curriculum vitae ne l’a pas empêché d’être à l’origine de la militante Coordination Sud, une plate-forme créée en 1994, qui réunit les cent-vingt plus importantes ONG françaises et qui est largement financée par des fonds publics.

A la même époque, la FPH crée le Groupe de Bruges, un cercle de réflexion destiné à influencer les responsables de la politique agricole française et européenne. On y retrouve entre autres Bertrand Hervieu, futur président de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), aux côtés d’Edgar Pisani, ancien ministre de l’Agriculture sous de Gaulle. Regrettant un « souci exclusif de la performance dans un marché mondialisé », le Groupe de Bruges préconise « la rétribution des produits agricoles sur des marchés européens protégés et régulés ». Il souhaite en outre voir
l’agriculture produire davantage de « “biens et services” immatériels » comme la gastronomie, le tourisme ou l’environnement, services qui ont le mérite de ne pas être délocalisables. On reconnaît ici le concept de multifonctionnalité très à la mode dans les bureaux bruxellois de la Commission européenne. Ce qui n’a rien pour surprendre quand on sait que plusieurs membres du Groupe de Bruges ont participé aux travaux de l’European Agricultural Convention, créée à l’initiative de la Commission agricole du Parlement européen.

La FPH a su saisir une autre occasion de diffuser ses idées, cette fois-ci dans les bureaux de l’administration française, et en particulier ceux de la Coopération au sein du MAE. Pour des raisons budgétaires, une partie importante du travail de prospective des ministères a en effet été externalisée et confiée à des ONG, qui se présentent comme des bureaux d’études.

Parmi ces ONG figurent deux associations militantes de réputation bien plus modérée que Greenpeace ou les Amis de la Terre : Solagral (dont les activités ont cessé en 2003) et le Groupe d’échange et de recherche technologiques (Gret). Toutes deux entretiennent des liens
étroits avec la FPH.

De Solagral...

Comme la Fondation pour le progrès de l’homme, Solagral était favorable à une réforme en profondeur de l’agriculture européenne. Elle entendait mettre fin au « face-à-face entre pouvoirs publics et professionnels », et ouvrir « la discussion aux autres acteurs concernés : les consommateurs, les associations locales, les organisations de solidarité internationale, les organisations écologistes... bref, la société civile ». Longtemps présidée par Pierre Castella, un ancien de la Coopération au MAE et un collaborateur régulier de la FPH, Solagral était une ONG ouvertement engagée, financée entre autres par la FPH. On y retrouvait également des personnalités plus militantes comme Yannick Jadot, son délégué général (aujourd’hui responsable des campagnes de Greenpeace) ou Anne Chetaille, son « experte sur les questions internationales » (actuellement membre du conseil d’administration d’Inf’OGM). En dehors de la FPH, la principale source de revenus de Solagral était la rédaction d’études, commanditées et financées par le MAE. Celles-ci ont permis aux militants de Solagral d’influencer les positions de la France sur des questions clés comme les OGM ou la politique française en matière de développement de l’agriculture dans le tiers-monde. Grâce à ses liens étroits avec la fondation de Pierre Calame, Solagral a largement servi de relais à la FPH. En 2003, certaines personnes ont commencé à s’interroger sur les liens unissant Solagral et le MAE. Ce dernier a donc dû arrêter de passer des commandes à l’association de Pierre Castella. Faute de financement, Solagral a été contraint de mettre un terme à ses activités.

...au Gret

Plusieurs militants de Solagral ont néanmoins été « recyclés » au Gret. Pierre Castella est devenu administrateur du Groupe, tandis qu’Anne Chetaille a rejoint le pôle « Politiques publiques et régulations internationales » du Gret. Cette nouvelle fonction a permis à l’ancienne « experte » de Solagral de publier plusieurs études, cette fois-ci au nom du Gret. Parmi celles-ci figurent un rapport relatif au Protocole de Carthagène sur la biosécurité et une étude intitulée « Evaluation des besoins en renforcement de capacités sur la biosécurité en Afrique de l’Ouest ». Toujours financées par le MAE, les analyses d’Anne Chetaille sont loin d’être impartiales. Ce dont elle ne se cache pas, puisqu’elle rédige par ailleurs des textes sur les OGM, cosignés par le Gret, les Amis de la Terre, Greenpeace et la Confédération paysanne. Son engagement militant ne l’a pas davantage empêchée d’être auditionnée une première fois par le Sénat en 2002, en tant que chargée d’études Environnement de Solagral, puis en 2005 par la mission parlementaire sur les OGM dirigée par Jean-Yves Le Déaut, en tant qu’« économiste » du Gret. Or, s’il est légitime d’auditionner des associations anti-OGM représentatives comme Greenpeace, Attac ou la Confédération paysanne, on peut se demander à quel titre des militants proches de la FPH comme Anne Chetaille, Pierre Castella, Eric Meunier ou Frédéric Prat, ont été entendus par les instances législatives françaises.

La « société civile »

Dépourvus de toute représentativité légitime, ces militants
revendiquent le fait de représenter la « société civile ». Cette stratégie a été largement mise en place par Pierre Calame. Comme l’explique son ami Stéphane Hessel, « au-delà du rôle consultatif dont disposent déjà les ONG, il faut rendre opérationnel l’accès de la société civile aux décisions élaborées par les instances intergouvernementales ». Il s’agit surtout de confier à la société civile la mission d’ « expertise citoyenne », notamment en matière de choix scientifiques. Pour Pierre Calame, « on commence seulement à prendre conscience de sa supériorité technique sur l’expertise étatique ». Le patron de la FPH estime même que « l’expertise citoyenne en réseau sera, à n’en pas douter, une des modalités essentielles de la gouvernance de demain ». D’où l’importance d’investir dans ce type d’action. C’est ce qu’il a fait dès 2002 en créant la Fondation Sciences citoyennes (FSC), dans le cadre du
programme de la FPH intitulé « Réintroduire les choix scientifiques dans le champ de la démocratie », et donc le référent était Matthieu Calame. En 2000, ce dernier affirmait qu’il fallait s’inspirer des jurys populaires pour tout ce qui touche aux choix scientifiques : « La conférence de citoyens s’inspire directement de la tradition judiciaire. Dans le cas de la France, les jurys d’assises jugent les délits graves et dans ce genre de procédure, il est interdit de faire appel de la décision du jury. On peut faire remarquer qu’à l’évidence un jury peut se tromper, il n’en reste pas moins que nous avons bien
là dans les principes fondamentaux de notre démocratie la reconnaissance de la légitimité reconnue à un petit groupe issu du peuple par des moyens non électifs de se prononcer au nom du peuple français. Il est donc aisément concevable que ce système voie son champ de compétence étendu pour décider de choix technologiques ou de questions de politique énergétique. »

André Cicolella, l’un des principaux animateurs de la FSC - dont Pierre Castella fut par ailleurs l’un des responsables jusqu’à son récent décès -, décrit plus ouvertement l’objectif de l’association : « Nous avons besoin de développer et d’organiser une expertise à partir du mouvement citoyen, pour nous opposer aux travaux et aux expertises des pouvoirs publics ».

Ainsi est organisée une judicieuse distribution du travail d’influence. D’une part, quelques organisations militantes comme Greenpeace, les Amis de la Terre ou la Confédération paysanne, occupent le terrain médiatique. D’autre part, des associations dites « citoyennes » comme Solagral, Coopération Sud ou le Gret, entretiennent des relations étroites avec l’administration. Ce mariage entre technocrates de l’administration française et ONG militantes permet de comprendre pourquoi José Bové a pu se retrouver le 3 septembre 2003, lors d’une conférence de presse, en compagnie de Stéphane Hessel et Henri Rouillé d’Orfeuil. Peut-être explique-t-il aussi l’intervention étrange du MAE en faveur de José Bové, empêché de participer au sommet de Hong-Kong en décembre 2005 par les autorités locales qui le refoulaient aux frontières.

Depuis peu, ces liens étroits entre ONG et fonction publique interpellent certains élus. A tel point que ces derniers ont saisi la Commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation du Sénat au sujet des « fonds octroyés aux organisations non gouvernementales françaises ». Dans son rapport d’information du 25 octobre 2005, Michel Charasse, sénateur socialiste du Puy-de-Dôme, constate « plusieurs dysfonctionnements »,notamment en ce qui concerne les financements dont bénéficient « le Gret, Eau Vive, Coordination Sud et Agriculteurs français et développement international (Afdi ) ». Cependant, reste à savoir qui
instrumentalise qui...

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