Gil Rivière-Wekstein sur RMC dans Bourdin Direct / les aides à l'agriculture bio

écouter et voir 27 | 09 | 2017

Gil Rivière-Wekstein sur RMC dans Bourdin Direct / les aides à l’agriculture bio

Comment aider et encourager l’agriculture bio en France ? C’est toute la question de fond.

Comment aider, encourager l’agriculture bio en France ? C’est toute la question de fond posée à Gil Rivière-Wekstein sur RMC par Jean-Jacques Bourdin.

Les consommateurs bio sont de plus en plus nombreux mais les agriculteurs bio sont en nombre insuffisant en France. On ne produit pas assez de culture bio. Il faut donc aider tous les agriculteurs qui veulent passer au bio. Aujourd’hui ces agriculteurs ont droit à des aides qu’ils continueront à percevoir car pour passer en bio il faut être patient.

Mais cela coûte plus cher de faire du bio car il y a moins de moyen et cela demande plus de main d’oeuvre. C’est normal que cela coûte plus cher. Pendant la transition vers le bio les rendements chutes, et les produits ne sont pas encore labellisés bio. Vous ne pouvez pas les vendre aussi cher. Un blé conventionnel est vendu 150 € la tonne alors qu’un blé bio est vendu 400 € la tonne. Donc pendant cette période de transition, vous n’avez pas le droit à être payer correctement. Il est donc normal que l’état vous soutienne. Cela sera maintenu et amplifié car on veut de plus en plus d’agriculture bio en France.

Après ces années de transition et une fois que vous êtes en bio, ces aides vont continuer à être versées pendant cinq ans. C’est une promesse qui a été mise en place par le gouvernement précédent. Sauf que le nouveau gouvernement n’a plus d’argent. Et c’est sur cette aide que le gouvernement va agir et non sur celle du passage au bio. Ce n’est pas du tout une mise en cause de la politique bio du gouvernement. A partir du moment où vous êtes en bio et que vous êtes correctement payés pour vos produits, c’est le marché qui va vous rémunérer.

« Stéphane Le Foll a fait beaucoup de promesses qu’il ne pouvait pas tenir »

L’enveloppe pour le maintien en bio était petite, que le gouvernement précédent a épuisé ! Parce que Stéphane Le Foll adorait faire des promesses. Et il en a fait beaucoup. Il a dépensé beaucoup d’argent qu’il n’avait pas et le gouvernement aujourd’hui prend l’argent où il peut et fait des choix. On aide à la transition vers le bio mais pas pour le maintien dans le bio. C’est le marché qui le prend charge. Et si le consommateur veut acheter du bio, il paie.

C’est ce que dit par ailleur la FNSEA. C’est au marché de prendre en charge l’agriculture biologique. Pour la Confédération Paysanne c’est à l’état d’apporter le maximum d’aides financières. Soit vous avez une agriculture dirigée par le marché et le consommateur paie. Soit, et c’est ce que veut la Confédération Paysanne, c’est l’état qui finance et finance donc votre nourriture.

S’il y a plus de consommateur bio, cela ne pose donc pas de problème. Puisque les agriculteurs bio sont mieux payer pour les produits qu’ils font. Pourquoi auraient-ils besoin des aides de l’état ?

Pendant la transition en bio, le gouvernement vient en aide

Ce qui est important c’est l’aide à la transition. Et ça, cela ne bouge pas. Les aides à la transition sont maintenues. Il n’y a pas de souci. Ce sont des aides de la PAC de l’Union Européenne. Or, ce qu’il faut savoir c’est que la France bénéficiait de 9 milliards d’aide de la PAC. Aujourd’hui elle est passé à 7 milliards.

Pour le monde agricole cela fait 2 milliards en moins. En plus il y a des secteurs qui vont très mal, comme l’élevage. Il faut aider les zones à handicap, en montagne par exemple. Et l’enveloppe se réduit. Le gouvernement a choisi. Pour le maintien en bio on supprime les aides et on se focalise sur la transition vers le bio

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