Le débat sur le réchauffement climatique n’est pas clos !

Dans le « match entre les Allègre boys » et les climatologues officiels, le score a été de « 10 à 0 en faveur des climatologues », commente Sylvestre Huet, de Libération, au sujet de la réunion publique sur le changement climatique organisée par l’Académie des Sciences le 14 mars dernier. Stéphane Foucart, du Monde, a pour sa part ironisé sur le fait que l’Académie des sciences puisse être, « au monde, un des derniers lieux de savoir où l’on doute encore de la cause principale du changement climatique ». Faut-il croire que la tenue d’un tel débat est devenue inadmissible ?

Bardés de leurs convictions, les deux journalistes ont décidé d’attaquer grossièrement les intervenants « sceptiques », allant jusqu’à accuser le géophysicien Jean-Louis Le Mouël de croire que la Terre est plate. En revanche, tous deux se sont soigneusement abstenus de mentionner la réunion qui s’était tenue la semaine précédente, toujours à l’Académie des Sciences. Exclusivement ouverte aux spécialistes du climat, cette réunion était pourtant beaucoup plus équilibrée, puisque huit orateurs se sont succédés en une journée, contre trois orateurs en une demi-journée pour la séance publique. Lors de la première réunion, Edouard Bard, professeur au Collège de France, a reconnu que l’augmentation du CO2 n’était pas la cause de l’augmentation de la température, mais au contraire sa conséquence. Il a en effet dû admettre que les enregistrements de température du passé montraient clairement que l’augmentation de température précédait presque toujours l’augmentation de CO2 : « Le CO2 augmente après la température. Il s’agit d’une rétroaction du cycle du carbone » . Cette question essentielle – car elle suffit à mettre en cause la théorie selon laquelle l’activité humaine serait la cause du réchauffement climatique des trois dernières décennies – ne figure malheureusement nulle part dans les articles de Stéphane Foucart et de Sylvestre Huet.

Autre point essentiel omis dans les articles du Monde et de Libération : la conclusion de la séance fermée au public, exprimée par son président, Vincent Courtillot (également président de l’Institut de Physique du Globe). Appelant au respect mutuel entre « ceux qui croient au ciel avec un G au début et un C à la fin (le GIEC) et les autres », il a rappelé qu’« il existe une vision très largement minoritaire et qu’il est important qu’elle puisse s’exprimer ». Ce qu’a d’ailleurs fait la chaîne britannique Channel 4, qui vient de diffuser un documentaire intitulé Global Warming : The Great Swindle (Réchauffement climatique : la grande arnaque). De nombreux experts internationaux du climat y expriment ouvertement leur scepticisme envers la théorie dominante du réchauffement climatique.

Le débat n’est donc pas encore totalement clos !

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