Un homme a marché sur la Lune

edito gil riviere-wekstein
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Le 16 juillet 1969, l’équipe d’Apollo 11 décollait pour un séjour de 195 heures dans l’espace. Le 21 juillet, à 21h56 sur les horloges de Houston, Neil Armstrong devenait ainsi le premier homme à marcher sur la Lune, prononçant sa phrase devenue légendaire : « C’est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l’humanité. » Avec son compagnon Buzz Aldrin, il passera en tout plus de 21 heures sur le sol lunaire, pour décoller ensuite sans encombre et revenir sur Terre le 24 juillet.

Assassiné le 22 novembre 1963, le jeune président John F. Kennedy n’a pas pu voir l’accomplissement de son vœu, formulé lors de son discours du 25 mai 1961, où il avait fixé comme défi à la nation américaine « de faire atterrir un homme sur la Lune et le ramener sain et sauf sur Terre » avant la fin de la décennie. Ce soir du 21 juillet 1969 – il y a donc tout juste 50 ans –, nous étions environ 600 millions – soit 20% de la population mondiale – à être émerveillés devant une telle prouesse.

on a marche sur la lune

Lors de la célébration du 40e anniversaire de cet événement exceptionnel, le Président Barack Obama s’est exprimé devant l’Académie américaine des sciences. Il a tenu à rappeler que « le programme Apollo a produit des technologies qui ont amélioré les systèmes de dialyse rénale et d’assainissement de l’eau, des capteurs pour tester des gaz dangereux, des matériaux de construction permettant des économies d’énergie, et des tissus résistant au feu utilisés par les pompiers et les soldats ». Il aurait pu ajouter que, grâce à cette mission, nous disposons de cellules photovoltaïques, de piles à combustible, de la navigation par satellites (GPS) ou encore de nombreux matériaux composites, dérivés eux aussi de l’industrie spatiale.

Mais, fait plus important encore, l’aventure spatiale s’est accompagnée d’un optimisme culturel en vertu duquel plus rien ne semblait impossible. L’époque fut aussi marquée par d’innombrables avancées sociétales, notamment avec le combat de Martin Luther King pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, et de façon plus générale, pour davantage de liberté. Il existe en effet un lien congénital entre le progrès de la science, la liberté de pensée et les avancées sociétales. Et c’est aussi cela qu’incarnent Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins.

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Quel contraste avec Greta Thunberg, cette adolescente de 16 ans, propulsée sur le devant de la scène en un temps record par les prophètes de malheur ! Incarnant parfaitement le pessimisme culturel de notre époque, elle a déjà connu sa première dépression due à des images d’ours polaires affamés et des océans remplis de plastiques, qui sont « restées bloquées dans [sa] tête ». Refusant de prendre l’avion, elle a rejoint le Forum de Davos depuis Stockholm en train – 32 heures de voyage – pour prononcer cette phrase qui résume toute sa pensée : « Je ne veux pas de votre espoir, mais je veux que vous commenciez à paniquer. » Et d’ajouter : « Je veux que vous ressentiez la peur que je ressens tous les jours. » La peur, toujours la peur, cette arme fatale que les écologistes manient avec brio afin d’imposer leur société liberticide et technophobe. Une société où la dépression remplacerait le rêve et la grande aventure humaine….

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