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À gauche, l’écologie sur toutes les lèvres

« Présidentielle 2027 : et soudain, l’écologie est partout », se félicite le média écolodécroissant Reporterre, qui observe que, de Jean-Luc Melenchon à Raphaël Gluksmann en passant par Marine Tondelier, « l’écologie s’invite au cœur des discours ».

Sans surprise, c’est le leader de La France Insoumise qui a donné le ton lors de ses universités d’été. Il y a ainsi annoncé le projet de redécoupage de sa « nouvelle France » en éco-régions afin de donner au pays « un cadre territorial de vigilance et d’actions écologiques permanent et progressiste par obligation ». Un découpage, autour des fleuves de la nation, qu’il souhaite accompagner par « une conscription écologique » qui formera une génération entière de « garçons et filles qui seront, tout au long de leur vie, une population porteuse d’une culture écologique pratique ». Reste à savoir si cette « réserve citoyenne » appliquera les même méthodes que les Gardes rouges de la Révolution culturelle maoïste…

Commentant la création de ces éco-régions, le sénateur écologiste Yannick Jadot s’est écrié : « Vous auriez les Pyrénées-Orientales avec le Doubs. Vous auriez l’Auvergne avec la Bretagne. Vous auriez la Marne, la Picardie, l’Île-de-France avec la Normandie… C’est lunaire ! », estimant qu’« il n’y aura plus de bassin de vie, il n’y aura plus d’histoire, il n’y aura plus de culture, il n’y aura plus d’identité locale ». Et de trancher : « C’est vraiment une idée pour faire écolo, mais sans avoir travaillé ! »

Le sénateur a choisi de soutenir Raphaël Gluksmann, qui lui a confié la préparation des cent premiers jours de sa « révolution écologique ». Au programme : la sortie des énergies fossiles – aussi plausible que la feue sortie du nucléaire –, la décarbonation de l’économie et une refonte de la politique agricole, où l’agriculture serait davantage rémunérée pour ses services environnementaux que pour ce qu’elle produit.

« La transformation écologique est l’axe majeur de notre projet », insiste le candidat qui joue désormais la carte écolo, non sans aspirer à redresser l’économie de la France. Lors de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef, il a ainsi rappelé que la dette « venait de la désindustrialisation des années 80 et 90 ». « Elle est structurelle dans notre pays car nous ne produisons pas assez de richesses et de biens manufacturés. Il faut donc rapatrier nos usines », a-t-il indiqué, affirmant qu’il irait jusqu’« au rapport de force avec [ses] collègues européens pour ramener de l’industrie, de l’industrie, de l’industrie ! »

Raphaël Gluksmann a entièrement raison. Sauf que la cause principale de cette désindustrialisation, c’est justement l’écologie politique portée notamment par… Yannick Jadot.

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