Dossier spécial
Nos dossiers passent au crible les dispositifs, les lois et les idées qui façonnent le monde agricole. Pour distinguer ce qui fonctionne de ce qui ne fait qu'en avoir l'air.


L'eau, on la gère pour nourrir la France
Pourquoi cette campagne ?
Ce document s’appuie sur la campagne d’information organisée par A&E sur les réseaux sociaux du 3 au 17 août 2026. Son objectif : apporter des informations vérifiées et sourcées sur l’irrigation en s’appuyant sur des données publiées par A&E, les Agences de l’eau, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le ministère de l’Agriculture, ou sur des publications scientifiques. Aucun militantisme, ni idéologie : seulement des chiffres, des analyses, des faits.
Déployée simultanément sur LinkedIn, X et Facebook, la campagne a dépassé le million de vues cumulées. Chaque jour, un chiffre ou un mythe déconstruit a suscité des dizaines, parfois des centaines de commentaires, souvent argumentés, techniques, et régulièrement relayés par de nombreux agriculteurs et des professionnels du secteur. Et ce qui rend cette campagne inédite, c’est qu’elle est devenue participative. Agriculteurs de terrain, experts, associations professionnelles, notamment Irrigants de France, ont complété, illustré, parfois nuancé chaque publication, faisant de cette série un véritable espace de coconstruction du débat.
« Ces mises au point factuelles et quotidienne sur la thématique de l’eau par @AEGRW sont de petits bijoux », s’est félicitée Géraldine Woessner, journaliste du Point tandis la journaliste de L’Opinion, Emmanuelle Ducros, qui a largement rediffusé les informations de la campagne, ajoute : « Attention, ça va décoiffer des certitudes ! » Pour sa part Daniel Sauvaitre, le président d’Interfel, considère la campagne comme un « carpet bombing de pédagogie intelligente », et l’ancien ministre de l’Écologie François de Rugy note que « cette déconstruction des mythes politiques et médiatiques de l’eau est à lire absolument ». Enfin, le député MoDem Éric Martineau a accompagné la diffusion d’un de ces posts sur Facebook, indiquant : « Je partage rarement les posts d’autrui. Mais, depuis des années, je lis les publications de Gil Rivière-Wekstein, journaliste pour A&E. Toujours très documenté, vrai travail de recherche, et pas toujours dans le politiquement correct, j’ai le plaisir de le rencontrer régulièrement pour échanger sur les questions agricoles. Très intéressant à lire. »
Merci donc à toutes celles et ceux qui, par leurs commentaires, leurs partages et leurs contributions, ont fait de cette campagne un moment d’échange rare sur un sujet trop souvent réduit à des slogans.
Droit d'inventaire sur les fausses bonnes idées en agriculture
Alors que la France traverse une période politique compliquée, certaines avancées ont tout de même pu être obtenues pour le monde agricole grâce essentiellement au vote de la loi Duplomb, qui complète partiellement la Loi d’orientation agricole, votée au courant du printemps de l’année 2025. Certes, la censure de l’article 2 de la loi Duplomb, censé remédier à certaines distorsions de concurrence concernant les produits phytosanitaires, apporte des limites à ces avancées et témoigne de la nécessité de continuer la mobilisation.
Un effet, le monde agricole, comme tous les secteurs économiques du pays, a besoin d’avoir des perspectives claires pour l’avenir. Les prochaines échéances électorales nationales seront donc essentielles pour s’assurer que le futur locataire de l’Élysée, de préférence soutenu par une majorité solide au Parlement, porte une politique agricole ambitieuse et performante. Pour cela, il faudra éviter les écueils que constituent les fausses bonnes idées. Dans cette brochure, nous avons en effet identifié neuf exemples de ces fausses bonnes idées adoptées par les précédents gouvernements, a priori louables mais qui finalement se sont révélées inutiles, voire même contreproductives pour le monde agricole.
Il semble donc indispensable qu’un état des lieux soit effectué. Soit pour abandonner définitivement un dispositif législatif dès lors qu’il ne répond pas à ses propres objectifs, soit pour apporter des améliorations à ce qui ne fonctionne pas bien. C’est un préalable incontournable si l’on veut éviter de faire de nouvelles lois absurdes pour le monde agricole.


Administration, magistrature, médias publics :
La bataille culturelle des écologistes
« Une entreprise de contagion culturelle »
Depuis ces dernières années, alors que l’inquiétude monte à propos de l’urgence climatique et environnementale, de plus en plus de scientifiques s’engagent dans les mobilisations écologistes. Notamment pour remettre en cause les pratiques agricoles, avec des débats polémiques sur les pesticides et les OGM.
Que des scientifiques aient des engagements politiques est tout à fait légitime. Ce qui, en revanche, pose problème, c’est quand la frontière entre science et idéologie devient floue. Abusant de leur autorité de scientifique et se revendiquant comme des « lanceurs d’alerte indépendants », ces chercheurs militants avancent des « vérités scientifiques »… qui n’ont rien de scientifique. Cette confusion est volontairement entretenue pour servir directement les objectifs politiques de la nébuleuse écologiste décroissante.
A travers ce dossier, fruit d’investigations publiées dans la revue Agriculture & Environnement, j’apporte un éclairage inédit sur cette nouvelle mouvance. Bonne lecture !
Chercheurs militants : une science sous influence de l'idéologie politique
Depuis ces dernières années, alors que l’inquiétude monte à propos de l’urgence climatique et environnementale, de plus en plus de scientifiques s’engagent dans les mobilisations écologistes. Notamment pour remettre en cause les pratiques agricoles, avec des débats polémiques sur les pesticides et les OGM.
Que des scientifiques aient des engagements politiques est tout à fait légitime. Ce qui, en revanche, pose problème, c’est quand la frontière entre science et idéologie devient floue. Abusant de leur autorité de scientifique et se revendiquant comme des « lanceurs d’alerte indépendants », ces chercheurs militants avancent des « vérités scientifiques »… qui n’ont rien de scientifique. Cette confusion est volontairement entretenue pour servir directement les objectifs politiques de la nébuleuse écologiste décroissante.
A travers ce dossier, fruit d’investigations publiées dans la revue Agriculture & Environnement, j’apporte un éclairage inédit sur cette nouvelle mouvance. Bonne lecture !


