Quelle agriculture nous voulons pour demain ?

Coup de gueule de la rentrée de Gil Rivière-Wekstein

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Aujourd’hui c’est la rentrée et j’ai envie de pousser un coup de gueule. Ça fait des jours et des jours qu’on nous parle des pesticides, des zones de non-traitement. Tous les médias se sont emparés de ces arrêtés, de ces quelques maires qui ont décidé de faire de la politique politicienne avec un sujet agricole alors que le vrai sujet, celui dont personne ne parle, c’est quand même le fait que pour la première fois depuis 1945 la France n’exporte plus autant de produits agricoles qu’elle n’en importe des autres pays européens.

 

Coup de gueule de Gil Rivère-Wekstein : quelle agriculture vouons-nous pour demain ?

Oui, je dis bien des autres pays européens, pas de l’Afrique, du Brésil, du Canada etc…des pays qui ont les mêmes contraintes économiques et environnementales que nous. Par exemple, en ce qui concerne les importations de produits agricoles en général, on a augmenté nos importations de 25% depuis maintenant une petit dizaine d’années. Donc, nous sommes en train de vivre cette délocalisation de l’agriculture que j’avais mis en garde déjà dans un éditorial précédent. 


À lire : En marche vers la délocalisation de nos notre agriculture.

Oui, je dis bien des autres pays européens, pas de l’Afrique, du Brésil, du Canada etc…des pays qui ont les mêmes contraintes économiques et environnementales que nous. Par exemple, en ce qui concerne les importations de produits agricoles en général, on a augmenté nos importations de 25% depuis maintenant une petit diazine d’années. Donc, nous sommes en train de vivre cette délocalisation de l’agriculture que j’avais mis en garde déjà dans un éditorial précédent. 

Pour la première fois depuis 1945, nous importons plus de produits agricoles en provenance des pays européens que nous en exportons

Ça pose la question de fond de savoir finalement quelle ambition de nos hommes politiques concernant l’agriculture. Est-ce qu’on va continuer à avoir des faux débats ? Des débats autour des pesticides qui, comme l’a dit Catherine Hill ( épidémiologiste et biostatisticienne ), finalement concerneraient au maximum 20 cancers professionnels par an, au maximum. Il faut savoir que les pesticides, en termes de causes concernant des cancers, d’après le statistiques, les cancers évitables c’est de 0,3% alors que la cigarette  c’est 26 %.  S’il faut faire des zones pour  éviter les cancers, peut-être faudrait-il les faire autour de chaque cigarette !

Tous cela est ubuesque, on se trompe de débat, on est dans le populisme, tout le monde y met de son grain alors que le vrai sujet c’est de savoir quelle agriculture nous voulons pour demain ? Si nous continuons comme ça, une chose est certaine nous allons importer davantage, nous allons finir par consommer des produits  d’importation, et, bien entendu, ce n’est pas uniquement dans le domaine conventionnel. Dans l’agriculture biologique, on voit une montée énorme des importations. Les chiffres sont évidents, simplement ils ne sont pour l’instant pas publics, mais ils le seront bientôt.  

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