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Crise du bio : entretien avec la Directrice de l’Agence Bio Laure Verdeau

La crise n’est pas que bio. Si on regarde le marché de l’alimentaire il se contracte de 1% cette année en grande distribution. D’une manière générale, l’année 2020 on a vraiment secoué la boule à neige et on ne sait pas exactement comment est retombée la neige. Certains rayons sont effectivement en baisse mais par exemple la farine c’est moins 18% en bio mais c’est moins 21% en non bio. Tout ça parce que pour la farine on a massivement stocké pour faire des gâteaux pendant le confinement et là on déstocke.

Voir aussi : Les raisons du décrochage du bio

Un, c’est une crise plutôt générale. Sur le lait, ça fait des années que le lait de vache non bio est en baisse, à la limite que la crise touche le bio c’est presqu’un peu normal. Sur d’autres filières il y des acteurs qui ont voulu produire beaucoup pour prendre des parts de marché et qui ont fait décliné le marché. Finalement, le sens de l’histoire est pour le bio puisque si on regarde par rapport à 2019, on avait encore une enseigne de la grande distribution qui nous a dit ici (SIA 2022) que la croissance est plate par rapport à l’an dernier mais par rapport à 2019 on est à plus 14%. 

Nous, de manière générale on attend à l’Agence Bio d’avoir l’ensemble des chiffres du marché parce que le bio ne se vend pas qu’en grande distribution. L’alimentaire effectivement se vend surtout dans la grande distribution à 70% en revanche ce n’est que 55% en bio. Il faut falloir attendre de collecter toutes les données des autres circuits : la restauration hors domicile, la vente directe, très forte en bio parce qu’il y a plus d’une ferme sur deux qui vend en bio en direct, cela fait 26 000 points de vente. Tous ces points de vente vont nous remonter leur chiffre d’affaire, leur vision du marché, seulement là nous pourrons avoir un avis étayé, chiffré et éclairé et ça ce sera le 10 juin. 

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