Certaines nouvelles ne font pas la une des médias, et c’est fort dommage. Ainsi, le 31 décembre dernier, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a rendu publique une étude sur l’espérance de vie sans incapacité à 65 ans, quantifiant le « nombre d’années qu’une personne peut espérer vivre sans être limitée par un problème de santé dans les activités de la vie quotidienne, à cette période de la vie ». Avec des données réjouissantes, puisque l’espérance de vie en bonne santé atteint désormais 77 ans chez les femmes et 75,5 ans chez les hommes ce qui, parmi les 27 pays de l’Union européenne, place la France au 5e rang pour les femmes et au 7e pour les hommes.
En moins de dix ans, établit la Drees, l’espérance de vie en bonne santé des Français a donc augmenté « d’un an et onze mois pour les femmes et d’un an et dix mois pour les hommes », devenant supérieure à la moyenne européenne.
Ces données encourageantes mettent à mal le discours anxiogène de la nébuleuse écologiste et de la gauche radicale, qui a fait de la maladie en général, et du cancer en particulier, un objet politique. Ainsi, la députée LFIste Mathilde Panot affirme, au sujet du cancer, qu’il faut sortir « du prisme individuel pour revenir sur le fait que ce dont nous sommes malades, c’est de la société », précisant « que ce qui se passe avec l’épidémie de maladies, c’est ce que fait le capitalisme ».
Un narratif repris par le sociologue Marc Billaud, auteur du concept de « cancer backlash » qui serait « une offensive idéologique qui vise à réduire l’ensemble des causes du cancer aux seuls comportements individuels. Autrement dit, au tabagisme, à la consommation d’alcool ou encore à la suralimentation », principales causes, en effet, de cancer et donc de mortalité en France. Cette « offensive idéologique » serait promue par « quelques puissances financières, cherchant à imposer une vision affirmée à droite, voire à l’extrême droite. Et d’affirmer que ces discours réactionnaires […] participent à légitimer la régression des politiques de santé publique. Ils structurent le discours politique: dès lors, on entend le président de la République assurer que les cancers dits « évitables » relèveraient tout d’abord de « comportements vertueux » ». Dans ce contexte, « le nouveau projet de loi agricole annoncé par le Premier ministre ne peut que générer la plus grande inquiétude ».
En réalité, la véritable offensive idéologique est celle de Billaud et de ses amis politiques, qui nient la réalité, à savoir que, notamment grâce à l’excellent travail de nos agriculteurs et à la diversité exceptionnelle de notre alimentation, la santé des Français n’a jamais été aussi bonne.


